Peut-on laisser souffrir des personnes en attente d’une mort certaine ? Bien sûr que non, il n’y a aucune institution religieuse ou laïque, digne de ce nom, qui exige cela.
L’acharnement thérapeutique, représentant une source importante de revenus pour les institutions hospitalières, est une barbarie trop souvent pratiquée, que tous nous refusons.
Lorsque le médecin à l’intime conviction que la mort est inéluctable, le patient doit être placé en soins palliatifs ou la seule préoccupation est le bien-être de la personne.
En cas de douleurs insupportables, la dose d’analgésique doit être augmentée, même si cela rapproche la mort. L’intention ne peut pas être de tuer mais de soulager la personne
Donner à boire et à manger n’est pas un acte médical et jamais on ne s’abstiendra de ces soins.
C’est cela reconnaître la dignité intrinsèque à l’homme, et ne pas tenir compte de ce fait nous rapproche de la barbarie.
C’est la responsabilité des Etats de promouvoir et d’aider ces centres de soins palliatifs si nous voulons construire une société « humaine ».
