Nous voulons une Europe basée sur ses racines humanistes chrétiennes et exigeons que cette vérité historique soit affirmée dans le préambule de la Constitution européenne.
Nous croyons que tous les hommes sont de même nature et que, de ce fait, ils aspirent tous aux mêmes droits et héritent des mêmes devoirs, devoirs et droits corollaires garantis par le respect de la loi naturelle et qui forment la "Condition de Possibilités" d'un vivre ensemble harmonieux.
Les immigrés aussi doivent, pour leur propre bien-être, reconnaître cette culture avant de pouvoir s’installer chez nous, la seule chance d'intégration exige une proximité culturelle. En principe, les pays qui font leurs ces conditions sont des candidats à l'adhésion.
Il faut que les frontières de l'Europe puissent se refermer sur une entité culturelle partageant les mêmes vues sur ce que représentent la liberté, la solidarité, les droits de l’homme 1948, ce qui implique la même compréhension des notions telles que la vraie laïcité et la dignité pour tous. Ainsi sont, de ce fait même, définies les limites géographiques de l'Europe.
Comme nous l'avons décrit précédemment, l'Occident devenu matérialiste, se trouve en position d'extrême faiblesse. A tel point que la disparition de sa civilisation se pointe à l'horizon ; la dénatalité nous enlève le substrat indispensable à la solidarité et au bien-être. Les hommes politiques, par inconscience, incompétence ou impuissance, refusent d'y apporter remède, croyant naïvement résoudre le problème en faisant appel inconsidérément à l'immigration.
La famille, socle de la société. Elle n'est pas une construction humaine mais un projet gravé dans la nature humaine. Depuis la nuit des temps, c'est la réalité sociale de l'union entre un homme et une femme dans sa spécificité et sa valeur irremplaçable pour le bien commun, pour l'accomplissement de chacun des époux, la procréation et l'éducation des enfants. C'est le lieu où doit se pratiquer l'intimité, la solidarité, l'entraide; il constitue un rempart contre les agressions extérieures. Cette institution a pour but de servir le bien commun, la dignité et l'épanouissement de chaque personne.
Pour cette raison, elle est une des valeurs les plus importantes et doit absolument être défendue contre tout ce qui peut attenter à sa stabilité et même à son existence. Nous avons ainsi défini notre problème fondamental et, par la même occasion, le projet commun mobilisateur de la future Europe pour les décennies à venir. Reconstruire la famille avec une maman, un papa et en moyenne au moins deux enfants.
Encore faut-il sortir de l'ornière matérialiste et relativiste; objectif ambitieux, car c'est aller à contre-courant des idéologies qui n'ont pas cherché à définir les choses en elles-mêmes; les « nouvelles valeurs » définies par décret, sans fondement ni recul, en opposition avec l'étude anthropologique, ont provoqué par contre la destruction des familles et ce n'est pas fini. Il faudra compter aussi avec le cynisme dont la masse est imprégnée. Tout ceci est le fruit du mépris des politiciens pour leurs électeurs mais aussi de la facilité avec laquelle ces derniers gobent les promesses mensongères.
URGENCE PRIMORDIALE: stopper la dénatalité. Revenons brièvement au problème de la dénatalité; on en parle aujourd'hui comme on parle de sécheresse. Les deux phénomènes sont, pour ainsi dire, mis sur le même pied: une fatalité dans le cours de l'histoire! Si pour l'un on conseillera de compenser par une heure de travail supplémentaire, pour l'autre on parlera d'arroser une heure de plus. Et pourtant, les deux phénomènes sont de nature fondamentalement différente: si l'un résulte de conditions climatiques que nous ne pouvons influencer, l'autre par contre n'est que la suite d'un comportement humain déviant, parfaitement contrôlable quand on en a la volonté.
En 1995, 23% de la population était âgée de plus de 65 ans. Une génération plus tard ce pourcentage aura doublé ! Cela veut dire que les charges de la population active augmenteront considérablement en même temps que diminuera la sécurité sociale. Le résultat sera un appauvrissement généralisé. L'argent devant sortir de la même poche, l'élaboration d'un deuxième puis d'un troisième pilier d'assurance-pension n'y changera rien. Croire que l’immigration, telle que nous la pratiquons constitue une solution, est utopique et source de graves désordres. Ne pas résoudre ces problèmes équivaut à fabriquer une bombe à retardement. Il est indispensable à revaloriser la famille en créant des conditions favorables et essentielles pour son développement.
Continuer dans l'aveuglement est tout simplement irresponsable.
