Avant Propos
Les origines chrétiennes de l’Europe furent rejetées dans le préambule de la Constitution européenne. Renier son passé, quelle lâcheté !
Il est exact que depuis 1968, l’Europe s’est enlisée dans une crise morale à tel point que la dénatalité causera la disparition de notre civilisation. Ne pouvons-nous vraiment pas réagir contre ce fléau qui transforme notre continent en une « Eurabie » comme l’exprime Bat Ye’or ?
Que trouvons-nous dans le projet de la Constitution? Il faut d’abord rappeler que sous la pression du Président français Jacques CHIRAC et du Premier Ministre sortant belge Guy VERHOFSTADT, Valéry GISCARD d'ESTAING refusait de mentionner la vérité historique dans le préambule de la Constitution, à savoir les origines chrétiennes de l'Europe.
Le projet européen perdait donc un élément essentiel de son fondement. Quelle lâcheté ! La raison invoquée pour justifier un tel refus est que l'art.52 du projet de la Constitution européenne garantit la liberté de religion. Cela ne nous satisfait point, car c'est mettre la religion chrétienne et d'autres telles que l'Islam, le Bouddhisme, les Témoins de Jéhova, la Scientologie, le New Age et autres sectes sur le même pied. Si chacune peut avoir des éléments respectables en soi, elles ne représentent pas la même vision de l'Homme que celle sur laquelle l'Occident s'est construit.
Le rejet de la référence à Dieu est également justifié par la Commission comme un geste vis-à-vis des athées et des agnostiques ainsi que des religions non-théistes. Ne nous y trompons pas, c'est l'expression d'une conscience qui veut bannir Dieu de la sphère publique et le reléguer au domaine subjectif de chacun. Il est devenu clair que l'Europe en gestation n'est plus celle que voulaient les Pères fondateurs mais, au contraire, une Europe concoctée par des idéologues et des technocrates.
Cela ne correspond nullement aux aspirations de la majorité des peuples concernés. Déjà une raison pour dire NON à cette Europe. L’Europe et la crise Les politiques au pouvoir disent que le « NON à la Constitution » lancera l'Europe dans une crise. Nous pensons que c'est fondamentalement faux car l'Europe « EST » en crise et il fallait ce fameux désaveu du peuple pour créer une chance de mettre les choses au point. Ils affirment qu'il n'existe pas de plan « B ». Et alors ? Où est le problème ? On en fabrique un nouveau, parbleu !
Affirmer que l'Europe est en crise demande une explication. La voici : Depuis un demi-siècle, l'Euro-Occident s'est enlisé dans un matérialisme moralement destructeur. Plus rien ne devrait nous empêcher de nous affranchir de toute contrainte et particulièrement de toute transcendance. On retrouve là le leitmotiv de mai '68. Le résultat, nous le constatons 50 ans plus tard : une société matérialiste, scientiste, hédoniste, égalitariste, avec une famille éclatée et une chute inquiétante de natalité, une dénaturation du mariage, la légalisation de l'infanticide, l'eugénisme, la manipulation de l'être humain. Et demain ce sera notre disparition en tant que « sujet », l'homme étant devenu « objet ».
Cette chute de natalité entraînera, non seulement, une charge insoutenable pour les actifs restants mais sera aussi la cause d'une chute de la consommation qui générera des cycles de restructuration après restructuration. Il ne faut pas une maîtrise en mathématiques pour calculer qu'avec un déficit annuel de 30 % de naissances, notre civilisation aura cessé d'ici quelques générations...Voilà un problème commun immense qui doit être notre première priorité.
Apparemment, pour ceux qui détiennent le pouvoir, cette préoccupation n'est pas à l'ordre du jour. La génération soixante-huitarde, maintenant au pouvoir et à la tête des médias, a provoqué cette situation et se trouve dans l'incapacité d'y remédier sans se désavouer. Alors, plutôt que de faire marche arrière, on fonce en avant, un bandeau sur les yeux: plus de liberté encore, non seulement au niveau économique mais aussi sur le plan moral; ce qui se traduit par l'élimination ou la dénaturation de toutes les valeurs établies que les croyants en Dieu et les non-croyants en Dieu avaient, jusqu'il y a peu, en commun.
L'essence même du relativisme et du syncrétisme équivaut à mettre sur le même pied, l'erreur et la vérité, le bien et le mal, le blanc et le noir. L'égalitarisme ainsi créé nous dicte qu'il ne peut y avoir de discrimination. La «non-discrimination», une nouvelle vérité devenue dogme. Confondre ordre et désordre n'a jamais généré l'ordre. Nous y reviendrons. Le 16 mars 2005, l'ancien Premier Ministre belge sortant VERHOFSTADT déclarait : « Au nom de la tolérance, nous ne tolérerons plus jamais l'intolérance ». II décrète tout simplement que l'intolérable n'existe plus, ce qui équivaut à tout permettre. Ainsi nous voguons droit vers l'anarchie et gare à celui qui ose s'exprimer autrement; ça, c'est ouvrir la porte à des partis politiques extrémistes, on se précipite vers le totalitarisme !
