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L'Europe un Super Etat?

Pouvoir absolu de la Cour de Justice.
Les textes ci-dessous en italique, ont été extraits de la revue trimestrielle N°29 (pages 11-12) de la Fondation de Service Politique.

La Charte contenant les droits fondamentaux est incorporée dans le traité de la Constitution. La question se pose au niveau de l'interprétation de ces droits. Bien que les Etats aient fait ajouter un préambule à cette Charte, ainsi qu'un titre VII sur son application et des déclarations interprétatives annexes, l'arbitrage suprême revient à la Cour de Justice de lUE, une Cour hors contrôle, livrée à elle-même.

L'art 1-29 du traité confirme la mission de la Cour de Justice qui est « d'assurer le respect du droit dans l'interprétation de la Constitution » Mais allant au delà de cette fonction régulatrice, la Cour a considéré que son mandat était de promouvoir, de définir le cas échéant et de faire systématiquement prévaloir les normes européennes sur les normes nationales. Dans ce but, elle a érigé en principe absolu leur primauté et leur effet direct, donc elle s'est arrogé l'exclusivité de l'interprétation.

Parallèlement, l'article 111-118 du traité fait de la non-discrimination un principe transversal, directement applicable non seulement à toutes les politiques communautaires mais aussi à tous les Etats membres : par la conception idéologique qu 'en a la Cour, il renforcera le relativisme moral dominant et favorisera la suppression des protections accordées aux plus faibles. De ce risque majeur à long terme, nous avons le devoir de nous inquiéter dès maintenant ; car c 'est à ce gouvernement de juges qu 'est remis le dernier mot en matière de valeurs et de libertés.

En termes très simples, en l'absence de références chrétiennes, il suffit de s'infiltrer dans la Cour de Justice de l'UE pour pouvoir imposer aux autres Nations les idées matérialistes qui ont aujourd'hui la cote. On pourra même se prévaloir du fait que l'on a refusé cette référence chrétienne ! Devant ce grand danger, on réalise la nécessité d'appliquer le principe de subsidiarité qui est ici complètement ignoré.

Déni de démocratie.
Dans la plupart des pays, il n'y a pas eu de référendum ni de débat. Les politiques l'ont ignoré, si pas refusé, arguant du fait qu'étant élus par le peuple ils pouvaient juger à sa place. Si tel est, en effet, le sens de la démocratie représentative, elle ne l'est que si l'homme politique défend les valeurs qu'il a avancées dans son programme politique précédant les élections. Sans débat ou consultation de la population, toute autre orientation par rapport aux valeurs établies est illégitime.

Un exemple au plan national belge: Le parti du premier Ministre sortant VERHOFSTADT s'assure une majorité en promettant la création de 200 000 emplois. A peine en fonction, on vote des lois en faveur du mariage homosexuel et autres dérives qui sont d'inspiration franc-maçonne. Toutes ces lois sont en pleine opposition avec la loi naturelle et si donc on refuse le référendum, c'est qu'on est convaincu que le peuple n'approuvera pas les positions prises.

C'est du totalitarisme sournois, pas de la démocratie ! Si cette dernière n'est pas une fin en soi, elle est un outil de gestion précieux, dans le cadre du principe de subsidiarité, afin de permettre la participation du peuple à la gestion du bien commun. C'est ainsi que l'on établira l'ordre dans la société.

Dans le cadre de l'Europe en devenir, soyons concrets :

L’orientation philosophique de l’Europe en devenir était-elle reprise dans leur programme électoral ? Evidemment non. Alors, de quel droit s’estiment-ils autorisés à engager le peuple ? Après le vote négatif des Français et des Hollandais, les politiques, manifestement décontenancés, se sont très vite repris : à les entendre, ce sont les griefs contre le gouvernement RAFFARIN qui ont rejailli sur la Constitution; le peuple n'a rien compris; on a été trop vite; il n'y a pas de place pour un plan B; il faudra donner du temps au temps pour qu'il (le peuple) comprenne. On a fait du mieux que l'on pouvait. En d'autres termes, nous ne changerons rien à nos plans, le temps nous donnera l'occasion de manipuler et d'intoxiquer jusqu'à ce que le peuple nous ait compris .Eh bien ils se trompent, le peuple a compris. Puisque de leur propre aveu, ils ne peuvent pas faire mieux,  qu'ils laissent la place à d'autres !

En visite à Messine, Italie, José Manuel Barosso, Président de la Commission européenne a déclaré, suite au rejet de la Constitution par la France et la Hollande, que l'Union européenne devait éviter de tomber dans une guerre idéologique. (Fondation Guilé 06.06.2005). On retrouve là l'idéologie propre à la plupart des francs-maçons, qui a infesté la Commission tout comme certains gouvernements.

La construction européenne, aboutissement du cocktail 1968, est un véritable désastre, libertaire en morale, néolibérale en économie et technocrate en politique. La cécité intellectuelle de nos dirigeants ne perçoit pas qu'une frange importante de la population a compris où se situe le problème.

Nous exigeons que le principe de subsidiarité soit pleinement appliqué à tous les niveaux du pouvoir.