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"Les Lumières" - Liberté, sexe et scientisme

La liberté des " Lumières " n'est ni définie ni décrite; elle est ainsi fondée sur sa propre valeur et donc absolue. Les " Lumières reprennent également nombre de valeurs chrétiennes mais, comme celles-ci ne sont pas définies, elles sont sujettes à interprétation et à... perversion. Cette idée confuse de la liberté mène au dogmatisme destructeur de la liberté. Cette rationalité purement matérialiste, utilitariste, a provoqué un désordre au niveau de la conscience morale ; on ne considère comme vrai que ce qui peut être démontré par l'expérience sensible: je ne l'ai pas vu ni expérimenté, donc cela n'existe pas.

De plus, rien n'est bon ni mauvais en soi ; tout est légiféré en fonction des conséquences utilitaristes appréciées à la majorité des voix, quitte à changer d'opinion sous la majorité suivante. Puisque tout le monde est libre de faire ce qu'il veut, dans le cadre de cette liberté, il ne sera plus possible de déclarer que l'homosexualité est un désordre objectif dans la structure de l'existence humaine. En plus, puisque cela se pratique, il faut le légaliser pour éviter une discrimination ! L'anarchie est au bout du tunnel.

Le véritable principe de liberté s'oppose à ce que la religion soit reléguée dans la sphère privée ; l'Europe rejetant ce principe ne peut donc pas être qualifiée de libre. Dans l'esprit des " Lumières " l'Etat pourrait aussi intervenir dans des questions qui relèvent de la pure théologie et, de cette façon, détourner la liberté de religion . Ainsi par exemple, le fait que l'Eglise refuse aux femmes l'accès à la prêtrise ou refuse le mariage aux prêtres est considéré par certains comme discriminatoire, bien que la Cour européenne des Droits de l'Homme affirme qu'il y a discrimination lorsque des situations "objectivement comparables" sont traitées de manière différente et sans motif "objectif et raisonnable". Si la séparation des pouvoirs temporels et spirituels a été reconnue comme nécessaire, alors il n'est pas discriminatoire de traiter différemment l'homme et la femme.

La complémentarité entre l'homme et le femme existe à cause de la différence psychologique et physiologique entre les deux sexes. Une loi positive ne changera pas ce fait.

L'agnostique Léo MOULIN disait : " les valeurs laïques telles quelles, livrées à elles-mêmes, sans frein, sans référence à un absolu transcendantal, extérieures à elles-mêmes, deviennent toxiques ". (Libre parcours, p117,éd. Racine)

La sexualité. L'idéologie du " Gender ", issue de la même veine, n'est qu'une radicalisation de l'idée que l'homme jouit d'une autonomie absolue. Elle prétendra que le sexe est un conditionnement biologique et que le " gender " est une perception personnelle et sociale de sa propre sexualité. Ce " gender " peut être construit de façon autonome et absolu sans restriction biologique aucune. Le sexe physique est déconnecté du sexe psychique ! Il n'y a donc pas de " nature humaine " ni de normes qui s'imposent de l'extérieur dans l'exercice de la sexualité. En conséquence le mariage n'a pas plus de valeur que le concubinage, l'union homosexuelle, la polygamie, la pédérastie, la zoophilie, etc... Rien de plus simple que de mettre sur le même niveau toutes les sortes d'unions, mêmes celles contre nature et d'alléger graduellement les conditions de divorce, pour le banaliser à outrance. Le mariage est ainsi devenu une simple union subjective qui peut se faire et se défaire au gré de chaque " partenaire ". Ainsi le veut le diktat de la non-discrimination.

Dans ces conditions, comment visionner l'avenir, prendre en charge des enfants et leur éducation ? Pouvez-vous accorder votre raison à ce raisonnement ?

Le scientisme, la science est à même d'apporter la solution à tous les problèmes. Le siècle passé a connu des développements dans le domaine des sciences et technologies de toutes sortes dans une mesure que l'on n'aurait jamais imaginée. Si on peut se réjouir de certaines grandes réalisations, on peut également s'effrayer de la puissance destructrice accumulée. Moins visibles, mais non moins inquiétantes sont les possibilités de manipulations génétiques. Il est maintenant possible de manipuler l'être humain devenu, pour ainsi dire, un produit de la technique, produit qui peut être sélectionné suivant les exigences de l'homme lui-même. L'homme est sur le point de perdre sa qualité de sujet pour ne devenir qu'un objet, fruit d'une science sans conscience. A côté de ces prouesses techniques, force est de constater la persistance de nombreux problèmes mondiaux tels que, la famine, la pauvreté, la pollution, l'inégalité et l'épuisement des ressources, les maladies et fléaux naturels, les oppositions entre cultures. Pensez vous aussi que la science puisse se mettre " hors la loi " et ignorer l'éthique fondamentale ?

 Nous refusons une telle Europe.