Aux yeux de certains politiciens, seules les normes et l'idéologie des «Lumières» sont aptes à déterminer l’identité de l’Europe. Pour la rejoindre, chaque Etat doit faire sienne cette culture.
Puisque religion et éthique sont refoulées dans le cercle privé, peu importe sur quelle racine cette culture de la liberté est implantée. C'est à cause de cette vision erronée de la laïcité que les racines chrétiennes et le nom de Dieu, sont bannis du projet de la Constitution européenne. Toutes les croyances, égalitarisme oblige, qu'elles soient chrétiennes, musulmanes, bouddhistes ou autres n’ont pas d’importance, car elles ne peuvent s’exprimer sur la place publique, et seules les idées « neutres » auront droit de cité, alors qu’en fait, la neutralité n’existe pas.
Et, c'est sur une telle base que l'on a entamé les discussions avec la Turquie !
En fin de compte, lorsqu'on aura refoulé la religion et détruit les familles, nous serons invités à nous enthousiasmer pour des procédures... Nous pensons que la sécularisation a entraîné une crise de la rationalité et que la raison des « Lumières » présente un caractère pathologique.
Ne pensez-vous pas qu'il y a lieu de changer de cap?
Ce sont les existentialistes qui s'accrochent à une telle idéologie, sans fondements, sans recul et que l'on voudrait imposer à un continent de 450 millions d'êtres humains ! ! ! Qui voudrait d'une telle EUROPE ? Que reste-t-il de la liberté d’expression ? On comprend mieux maintenant ce qui nous a conduit au slogan de 1968 : « il est interdit d'interdire ». Cette fameuse pensée idéologique prévalant en 1789 dit bien que la liberté est la valeur fondamentale qui mesure le tout, y compris la liberté d'expression, (pour autant qu'elle ne contredise pas le dogme de cette liberté !) ; l'ordonnancement démocratique de l'Etat ; la liberté de religion, ce qui inclut la « neutralité » de l'Etat ; la liberté de former des partis politiques ; l'indépendance du Judiciaire ; la sauvegarde des Droits de l'Homme; etc... Toute discrimination étant contraire à la notion de liberté est par conséquent proscrite. Mais nous avons déjà dû constater que ce concept de discrimination est en constante évolution et peut aisément être transformée en une limitation de la libre expression. Un exemple : fin août 2005 l'école juive « Bais Racel » à Anvers risque de perdre ses subsides de l'Etat, parce qu'elle a refusé de donner les cours d'éducation sexuelle tels que prévus dans le programme de la Communauté Flamande ! (Gazet van Antwerpen, 25.08.2005)
Que devient le principe de subsidairité?
A un autre niveau::l'Europe n'a pas à intervenir dans les compétences des Etats, qui ne peuvent intervenir dans celles des provinces qui, elles, ne doivent pas intervenir dans les compétences des communes qui à leur tour, ne peuvent intervenir dans la vie de famille. L'ordre supérieur ne doit apporter son aide que si l'ordre inférieur se montre incapable de gérer ses compétences.
Nous pensons que l’autorité Européenne n’a pas compris ce principe.
Trois citoyens français ont, par lettre ouverte adressée à 908 députés et sénateurs français, mis l’accent sur le danger d’un déficit de subsidiarité dans le cadre de la construction européenne. Nous ne prenons pas position sur l’objet citée mais vous
