Nous ne voulons pas que nos vies soient formatées. Nous ne voulons pas que des règlements sans frontières nous disent à chaque pas où nous pouvons poser le pied.
Les politiciens sont motivés par l'accès facile aux finances publiques. C'est leur objectif prioritaire. Ils sont certes séduits par le pouvoir, même réduit, qu'ils peuvent exercer. Ils aiment les privilèges et les avantages nombreux qui sont attachés aux fonctions politiques. Ils sont très sensibles au prestige. N'est-ce pas l'argent facile gagné sans trop d'efforts qui est une de leur motivation?
Leurs initiatives et leur ingéniosité ne sont-elles pas principalement concentrées pour consolider leur position personnelle et celle du parti dont ils dépendent? Peut-on utiliser les structures et les mécanismes étatiques pour servir des intérêts particuliers? Ceux qui croient que j'exagère peuvent consulter ce site : http://www.cumuleo.be/. Le bien commun peut-il n'être qu'un argument électoral auquel on recourt selon les circonstances? Ils savent bien ce qui plaît à l'électeur et peut-être aussi ce qui serait bon pour le pays mais n'a t-on pas trop souvent oublié le service du bien commun?
Ces mêmes partis qui parlent aujourd'hui de l'unité du pays ne sont-ils déjà pas prêts à entrer dans n'importe quel marchandage sordide pour le morceler un peu plus? Du moment qu'ils en retirent un quelconque profit ils accepteront toutes les réformes institutionnelles.
Les Belges ne se sentent-ils pas trahis depuis plusieurs décennies? Continuer à voter pour ces partis politiques, ou un de leur candidat en position utile, ce qui revient au même, tient alors de l'inconscience, du vice ou de la stupidité. Le mensonge électoral n'est-il pas leur pain quotidien? Ils ne peuvent s'amender. Le 14 juin, toutes les promesses électorales risquent de passer au panier.
Que faire ?
Ne pas voter ne solutionne pas le problème car cela ne les empêchera pas d'avoir une majorité, même si elle n'est toujours qu'une minorité moins faible que les autres. La grève du vote n'a d'effet que si elle est massive.Les Belges ne sont pas prêts pour une grève du vote : ils sont trop désinformés et pas assez concertés.
La seule façon d'éviter le pire et de sanctionner les " grands " partis est de voter massivement pour les petits partis, c'est-à-dire ceux qui ont toujours été exclus de la démocratie par les multiples barrières qui protègent les partis subventionnés. A vous de bien choisir. Les petits partis ne peuvent pas être pires que les grands et certains sont très prometteurs. Leurs membres n'ont pas encore été corrompus par le pouvoir. On ne risque rien à les essayer. Les Belges, toujours réalistes mais pas très avisés en politique, sont obsédés par le " vote utile " : ils préfèrent donner leur voix à un parti qui va les tromper plutôt qu'à leur candidat favori qui risque de ne pas être élu. Cherchez la logique… Il faut abandonner ce raisonnement. Le seul vote utile, aujourd'hui, est celui qui peut ébranler le pouvoir de la mafia politique belge.
Ceci n'est pas une publicité électorale : c'est un avertissement avant le chaos.
Christophe Buffin de Chosal
