C'est une question que beaucoup de gens se posent quand ils constatent que rien ne change, que tout se dégrade et que les promesses électorales ont été oubliées aussitôt après les élections.
Pour réduire le risque d'un vote perdu, on ne doit pas demander aux candidats " Qu'allez-vous faire ? ", car ils peuvent promettre n'importe quoi, mais plutôt " Qu'avez-vous fait ? " On votera en fonction de la réponse. C'est dans ce but que nous demanderons à nos principaux candidats CE QU'ILS ONT FAIT pour résoudre CINQ problèmes de société.
Ces questions s'adressent aux Présidents des Partis politiques à qui nous demandons une réponse pour le 16 mai:
Monsieur Elio Di Rupo, Président du Parti Socialiste
Monsieur REYNDERS Président du Mouvement Réformateur
Madame Joëlle MILQUET Présidente du cdH
Monsieur Daniel HUYGENS Président du FN
Madame Isabelle DURANT Co-Présidente ECOLO
Monsieur Jean-Michel JAVAUX Co-Président ECOLO
Toute initiative qu'aurait prise un élu pour apporter une solution même partielle aux cinq problèmes mentionnés ci-dessous doit être REFERENCIEE avec précision de sorte qu'elle puisse être vérifiée par nos soins.
Pour maintenir clarté et vue d'ensemble, nous demandons que chaque réponse ne dépasse pas trois lignes, les références non inclues.
Les questions et réponses seront diffusées à la totalité du fichier EUBOCO et l'absence de réponse équivaudra à " rien fait ". L'électeur tirera sa propre conclusion.
La situation démographique est catastrophique. Le taux de remplacement des générations n'est plus atteint dans aucun pays de l'Union européenne. Cela signifie une population de plus en plus vieille et bientôt en régression numérique. Si on continue sur cette voie, c'est la survie de l'Europe qui est en jeu. Le danger a été signalé par de nombreux démographes (en Belgique, Michel Schooyans, Le crash démographique) : on en peut pas dire qu'on ne savait pas.
Question : Quelle politique familiale avez-vous proposée ou mise en œuvre ? Qu'avez-vous fait pour favoriser ou encourager la natalité et/ou la famille dans des domaines comme l'économie, la fiscalité, le logement, la morale, l'éducation, etc. ?
A chaque enquête PISA (publiée par l'OCDE) l'enseignement en Communauté française descend d'un cran. L'enseignement francophone belge est aujourd'hui considéré comme très médiocre à tel point qu'il se classe derrière certains pays en voie de développement. Les derniers ministres responsables (Arena, Dupont) n'ont fait qu'aggraver la situation sans montrer le moindre signe qu'ils sont conscients de sa gravité.
Question : Quelle politique scolaire avez-vous proposée ou mise en œuvre ? Qu'avez-vous fait pour relever le niveau de l'instruction en Communauté française et permettre ainsi aux élèves francophones d'être mieux préparés pour les études supérieures et la vie professionnelle ?
La question faussement qualifiée de " linguistique " et honteusement exploitée par les partis politiques menace à présent de faire éclater le pays. Les politiciens belges sont très forts pour rejeter la responsabilité de tout ce qui ne va pas sur l'autre moitié du pays. Rares sont ceux qui se disent ouvertement séparatistes, mais leur inaction depuis 20 ans est très éloquente. Le pourrissement communautaire belge et l'imminence de l'éclatement du pays ont été récemment exposés par Christophe Buffin de Chosal dans son livre Une nouvelle Belgique est-elle possible ? Là non plus, on ne peut pas dire qu'on n'a pas été prévenu.
Question : Quelle politique communautaire avez-vous proposée ou mise en œuvre ? Qu'avez-vous fait pour améliorer les relations communautaires en Belgique ? Pour promouvoir la connaissance d'une autre langue nationale ? Pour faciliter les échanges ? Ou pour réduire le coût faramineux lié à la communautarisation et à la régionalisation de l'Etat belge ?
La Belgique a déjà dépassé depuis longtemps le seuil d'intégration d'une population allogène. L'intégration de cette population est un échec cuisant puisque de plus en plus ce sont les immigrés eux-mêmes qui exigent qu'on accepte leur mode de vie et commencent à l'imposer ici et là. Dans les grandes villes, les zones de non-droit se multiplient. L'insécurité est croissante et la paupérisation de plus en plus évidente. Cette situation est explosive. Elle peut déboucher sur des troubles graves. Ici pas besoin de référence documentaire : il suffit de se promener dans certains quartiers ou de prendre le métro.
Question : Quelle politique avez-vous proposée ou mise en œuvre pour réduire ou stopper le flux migratoire, favoriser l'intégration des populations immigrées, renvoyer les illégaux, réduire ou éliminer les dommages liés à la présence d'une population allogène trop nombreuse par rapport à la population locale ?
Tous les sondages ont démontré que la majorité des Européens sont hostiles à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Le projet est cependant toujours d'actualité pour la Commission européenne soutenue en cela par la majorité des députés européens. On se trouve dans une situation évidente de non-représentativité des élus et de mépris de la démocratie. L'entrée de la Turquie dans l'Union européenne provoquerait la fin de celle-ci (Giscard d'Estaing) : gouffre financier, flux migratoire décuplé, islamisation accélérée, frontières avec l'Irak, etc. sans parler de la perte de confiance des Européens dans leurs institutions et leurs dirigeants qui servent des intérêts étrangers au bien de l'Europe.
Question : Etes-vous POUR ou CONTRE l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne ? Si vous vous dites contre, qu'avez-vous fait pour concrétiser votre opposition à ce projet ?
Aucune suite n'ayant été donnée à notre requête, force est de déduire de cette absence de réponse que rien n'a été fait. Nous sommes désolés de noter que le Bien Commun est tout simplement absent de la sphère politique : une navrante constatation.
Ces sujets restent pourtant d'une brûlante actualité, et nous ne pouvons qu'espérer qu'une prise de conscience salutaire fasse jour.
Récemment les journaux ont publié les rémunérations de base des politiciens. Ces montants dépassent de loin l'imagination et ne sont nullement en rapport avec les capacités requises, qui bien souvent font défaut.
Ces montants sont tels que l'homme est poussé dans la cupidité, le rendant inapte dans l'exercice de son mandat.
Nous sommes loin de la conception que faire de la politique reste avant tout un "service " rendu à la population.
