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EUROSCEPTIQUE? Oui et Pourquoi

Franchement, OUI, nous sommes eurosceptiques

Sommes-nous contre l'Union Européenne ? Absolument pas, alors expliquons-nous :

N'avons-nous pas entendu dire qu'on voulait une Europe des peuples avec des racines communes ? Alors comment expliquer le flirt avec la Turquie ? Tout en sachant que les peuples européens y sont opposés, non pas à la Turquie, mais à l'adhésion de ce pays à l'Union européenne, et maintenant encore on laisse la porte entr'ouverte…

Ne fallait-il pas d'abord définir quelle Europe nous voulions construire ? Ne devait-on pas définir les frontières extérieures de cette entité basée sur des peuples appartenant à la même culture et profiter des expériences heureuses et malheureuses dues aux aléas de l'histoire mais constituant un gage contre les dérives que les hommes sont capables d'engendrer ?

Etait-ce un simple oubli ? Nous en doutons. Lorsqu'on a refusé de reconnaître les racines de l'Europe, on a senti le brûlé. Ne pas vouloir reconnaître la réalité des faits prouve que l'idéologie a pris le dessus, ainsi tout devient pensable.

En effet, force est de constater que l'Union Européenne se construit en méconnaissant le peuple. Tout le monde connaît la saga de la Constitution : Maastricht, Nice, Lisbonne… N'avait-on pas dit que le " peuple " devait décider. Là où le peuple a pu voter, il a voté " contre la Constitution " (à l'exception du Luxembourg). Par la suite, pour contourner la difficulté, les Parlements ont voté " pour ", court-circuitant ainsi le peuple... L'Irlande aussi a dit " non " mais l'Union Européenne, au mépris de ses propres règles, a rejeté le résultat de cette consultation. Comme les Irlandais ont " mal " voté, ils revoteront en octobre 2009 sous une pression médiatique massive. Si le Traité de Lisbonne passe à ce moment-là, on claironnera … tous les peuples ont accepté la Constitution ! La " démocratie " n'est elle pas intimement liée à la volonté du peuple et non pas " soumission aux idéologies " de quelques uns ?

Ensuite comment comprendre que l'Union Européenne s'est laissé représenter à la réunion DURBAN1 pour défendre les positions occidentales, par un pays qui n'est pas membre de l'Union, la Turquie, un pays musulman faisant partie de l'Organisation de la Conférence Islamique. Quel monde veut-on construire ? Est-ce la volonté du peuple ?

Pour rendre recevable une proposition ou un amendement à un texte de loi, le citoyen doit, suivant la prétendue Constitution, récolter un million de signatures !!! Qui croit cela possible ? N'est-ce pas le meilleur moyen pour désintéresser le peuple à l'affaire publique et régner en maître absolu ? Devons-nous oublier l'Europe des peuples, ainsi que la démocratie ?

La confiance à fait place pour la méfiance et nous avons demandé au Parlement Européen : quel était le salaire d'un Commissaire Européen ? Ont-ils tous le même salaire ou est-ce dépendant de leur pays d'origine ? Vous trouverez la réponse en cliquant ici.

N'est-ce pas se moquer de nous tous? La honte n'est-elle pas telle que l'on n'ose pas citer les montants? Salaire, indemnité de départ, pensions et autres ?

A juste titre l'on dénonce les indemnités de départ des chefs d'entreprises que l'on sauve grâce à l'argent publique. Alors pourquoi faut-il payer des salaires exorbitants et autres avantages à nos hommes politiques nationaux et européens ?

Quelle fonction publique peut justifier un tel salaire ? Le réel danger n'est-il pas que le Commissaire européen, comme tout autre fonctionnaire touchant un salaire excessivement élevé, soit prêt à tout pour conserver son statut ? Quelle garantie d'intégrité peut subsister sous une telle pression financière ? Ne devons- nous pas parler de " corruption institutionnelle " ?

Aucun commissaire européen, aucun fonctionnaire, aucun député européen, ne semble se soucier de la charge fiscale qui pèse sur ceux qui les font vivre.

Et que dire du gaspillage effréné auquel se laissent aller les institutions européennes ! Tous les mois, le Parlement européen déménage à Strasbourg pour la seule et unique raison que les Français veulent conserver un des sièges des institutions européennes sur leur territoire. Le coût de l'opération (bâtiments, transports, hôtels et défraiements multiples) représente la somme que l'Union européenne accorde à la Pologne chaque année pour l'aider à se moderniser.

Mais on dépense toujours très généreusement l'argent public.

Une fois la démesure installée, les limites deviennent insaisissables.

Quand j'étais petit garçon, on m'a enseigné que faire de la politique, c'était rechercher le bien- être du peuple et que la fonction était de rendre au peuple un service gratuit ! Et c'était considéré comme un honneur d'être sélectionné pour cette noble tâche.

Admettons que nous vivions sur une autre planète.

La démocratie ainsi que la liberté d'expression n'est-elle pas aussi en péril dans les institutions européennes ?

Nous pouvons le prouver d'abord par l'affaire BUTTIGLIONE. Cet homme a dû démissionner pour avoir déclaré que l'homosexualité était un péché. Il est donc interdit d'exprimer une idée contraire à l'idéologie présente. Ensuite par la déclaration de Monsieur BARROSO, Président de la Commission, disant qu'aucun projet ne passerait le cap s'il n'était pas conforme à la théorie du "gender" : une idéologie qui a vu le jour avec Simone de Beauvoir, il y a quelques années, et qui passera avec le temps. Et on parle démocratie ! Mais Monsieur BARROSO n'a pas dû démissionner…Les deux cas n'illustrent-il pas ce que nous supposons?

En bref, ne nous trouvons-nous pas face à un petit groupe qui ne peut s'exprimer librement sans perdre une rémunération tout à fait hors normes ?

Le Bien Commun n'est-il pas soumis au bien-être personnel d'une petite élite?

Ceci, sans parler du fonctionnement à proprement parler. Lorsque les commissaires élaborent un projet de loi, il est discuté avec les chefs de groupe des différentes factions parlementaires et puis accepté ou rejeté avant même qu'il ne passe en séance plénière. Le vote au parlement est purement pour la forme ! La démocratie se cherche, non ?

Mais peut-être que tout n'est pas perdu. En effet, la déclaration du Président tchèque Vaclav KLAUS dont le pays assure la présidence tournante de l'Union Européenne, a lancé le 19 février dernier à Bruxelles devant le Parlement européen, une charge virulente contre une UE devenue, selon lui, antidémocratique et élitiste et où les idées alternatives ne sont plus tolérées.

Les propos de M. Klaus ont été accueillis par les huées de nombreux eurodéputés, dont beaucoup ont quitté l'hémicycle, mais a suscité les applaudissements des élus eurosceptiques.

M. Klaus a estimé que l'approfondissement de l'intégration européenne est devenu un credo "non critiquable", "selon lequel il n'y a qu'un avenir possible et acceptable" pour la construction de l'UE. "Ceux qui osent réfléchir à une option différente sont qualifiés d'ennemis", a-t-il ajouté.

Le président tchèque a également affirmé que les pratiques en vigueur dans l'UE lui rappelaient l'époque communiste. "Nous avons appris la difficile leçon que, sans opposition, il n'y a pas de liberté", disait-il.

Les opposants ont quitté l'hémicycle ! Est-ce ainsi que l'on discute ?

M. Klaus a été très applaudi par les députés eurosceptiques lorsqu'il a estimé que les Vingt-Sept feraient mieux d'apporter la prospérité aux Européens plutôt que de rechercher une intégration politique plus grande, et seraient bien avisés d'abandonner le Traité de Lisbonne, déjà rejeté par les Irlandais.

Il ne nous reste plus que l'espoir…