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L'Adhésion de la Turquie
 
Arguments favorables???.

Est-ce raisonnable d’entreprendre des négociations avec la Turquie afin de l’incorporer dans l’Union Européenne ? L’idée est-elle en phase avec l’opinion publique ? Et quelles sont les raisons évoquées ? De l'aveu même de certains hommes politiques :
« La Constitution aurait été élaborée sur mesure, de manière à ne pas entraver l'adhésion de la Turquie ».
Ceci prouve bien l'altérité de ce pays.

Quatre pays seulement, totalisant 118,331 millions d’habitants, ont jugé utile de s'informer si la population était en phase avec le projet de la Constitution ! 70,522 millions de ces habitants, soit 60% ont massivement dit « NON ». Si la population des autres pays avait pu voter, après débats, quel aurait été le résultat ? Pourquoi n’a-t’on pas organisé un référendum dans tous les pays ? Nous pensons que le peuple est intimement concerné par cette prise de position et que la question est légitime. De façon générale, nos représentants politiques, suspectant une réponse négative de la part de la population se sont refusés d’organiser une consultation populaire. Où est la démocratie dans une matière aussi déterminante pour notre avenir ?

Afin de justifier leurs positions un certain nombre d’entre eux ont publiquement procédé à des déclarations, entre autres : « Oui, il le faut parce que nous l'avons promis ».
Erreur. Les engagements pris avec la Turquie, il y a plus de quarante ans, s'inscrivaient dans le cadre de la guerre froide, avec l’intention de faire entrer la Turquie dans le Marché Commun et donc dans un but purement économique, tout aussi bien que dans l'OTAN, qui relevait de la géopolitique. Ce n'est pas ça qui pouvait rendre la Turquie européenne. De plus, chacun sait qu'une promesse faite entre diplomates n'a de valeur que lorsqu'elle est sanctionnée par un traité entre les pays concernés et il n'y a jamais eu un tel traité avec la Turquie. Utiliser un pareil argument n'est rien d'autre que mentir aux électeurs.

Jacques ATTALI, l'ancien conseiller du Président François MITTERAND à dit : « Si nous n'acceptons pas l'adhésion, ils (les Turcs) vont s'énerver et cela pourrait devenir dangereux ». C'était déjà dit avant l'annonce des discussions. Allons-nous céder à de l'intimidation, alors qu'ils n'étaient même pas encore reconnus comme candidats? Comment, et à quoi, allons-nous pouvoir résister une fois qu'ils seront membres à part entière?

Plusieurs politiciens dont l'ex.Présidant CHIRAC s'extasient sur :
« L'apport de la culture turque à l'Europe ».
Quel est cet apport ? Personne ne décrit ni ne quantifie cet apport ! Dans "le Monde" du 4 mars 1997 Jacques ATTALI déclarait :
« Si la France et l'Europe décident de s'affirmer comme un club chrétien elles devraient se préparer à affronter un milliard de musulmans, à une véritable guerre de civilisation; avec en prime une guerre civile en France, car la France en raison de ses choix géopolitiques antérieurs est une nation musulmane »
Nous aimerions savoir quel français est, en France, convaincu de vivre dans un pays islamique ? L’Europe est-elle vraiment un club chrétien ?

Jacques CHIRAC et Lionel JOSPIN de retour d'un voyage en Turquie déclaraient : « La Turquie a vocation européenne ».
Qu'est-ce que cela veut dire? Si demain nous disons que nous avons "vocation canadienne", cela implique-t-il que nous avons le droit de devenir canadien?

Combien se rappellent pas avoir entendu :
« Jamais la Turquie ne pourra accepter un échec à l'issue du processus de négociations d'adhésion ». Si tel est le cas, il n'y aurait qu'une issue possible! Alors pourquoi encore négocier?

Début octobre 2005, Barosso déclarait à la télé : « Il faut plus d’Europe, ne pas changer la Constitution est le meilleur, seulement deux pays ont voté contre. Ce sont les propos populistes qui ont généré les craintes dans la population, mais ils ont tort… ». Et ceci ne serait pas un propos populiste?

Lorsque Jack STRAW a mis en garde l'Europe contre : « l'énorme trahison que représentait un revirement contre la Turquie, il estimait également que ce dossier représentait un test pour l'Europe sur l'Europe tout entière ».(.tageblatt.lu)
Monsieur STRAW, l'Europe n'a rien à prouver à la Turquie, n'inversons pas les rôles.

Romano PRODI, lors d'une visite en Turquie au début de 2004 déclarait : «La Turquie est plus que jamais dans l'Union ». Comme si toute autre considération était superflue.

CHIRAC et combien d'autres de nos élus n'ont-ils pas dit : «La Turquie est un pays laïc». Qu’entendent-ils par un pays laïc ? Se dire « pays laïc » est-ce suffisant pour justifier l’adhésion à l’Union Européenne ?

Plusieurs hommes politiques dont Mr. VERHEUGEN Commissaire européen, Otto SCHILY, Jack STRAW et Jacques DELORS ont déclaré que «l'adhésion de la Turquie serait un rempart contre l'islamisation ».
Tout d’un coup, on reconnaît que l’islamisation est un problème et en même temps on facilite l’islamisation dans son pays !!! En plus, expliquez-nous comment un pays islamique peut être un rempart contre sa propre identité! C’est précisément l’inverse qui se produira.

De façon plus générale : quelqu’un aurait-il un argument défendable pour justifier l’adhésion de la Turquie ? Faites-le nous savoir, nous réagirons.